mercredi 17 octobre 2007

1 commentaire:

lamoirepanique a dit…

C'est un de mes collages préférés parce qu'il associe les contraires : le gigantisme de la ville, – nous touchons presque le ciel du haut de ces toits et de ces cheminées – et les êtres miniatures – ces petits personnages qui font d’un toit d’immeuble un terrain de jeux. De plus, d’emblée la scène a l’air joyeuse : ils se balancent, accomplissent des pirouettes. Ils apportent de la couleur à un monde austère et gris. Mais, la scène n’est pas aussi naïve ni si joyeuse qu’elle n’y paraît au premier abord… Sur ces toits, ce sont des voleurs, des malfrats qui déambulent à un moment de passage – comme à la tombée de la nuit (ou de la pluie) : l’un porte un corps inconscient sur ses épaules ; l’autre scrute l’horizon de ses jumelles ; un autre encore met beaucoup d’énergie à passer d’un lieu à l’autre comme si l’urgence crispait ses traits ; un autre enfin fait une chute que seule le désespoir semble pouvoir stimuler. Au-dessus de cette scène agitée qu’une mouette surplombe, un ciel lourd de conséquences. Félicitations !
http://lamoirepanique.over-blog.com/